Drag
  • Mont Blanc 2026 : 4 807,47 m
  • Mont Blanc 2026 : 4 807,47 m
  • Mont Blanc 2026 : 4 807,47 m
  • Mont Blanc 2026 : 4 807,47 m
  • Mont Blanc 2026 : 4 807,47 m

Mont Blanc 2026 : 4 807,47 m

Défilez et Explorez

Mont Blanc 2026 : 4 807,47 m,
et un premier regard sous la glace

 

Le 14 octobre, à Saint-Gervais, les Géomètres-Experts ont dévoilé la nouvelle altitude du mont Blanc :
4 807,47 mètres.
Mais la vraie nouveauté de cette campagne 2026 est ailleurs : pour la première fois, les Géomètres-Experts ont mesuré ce qui se cache sous la glace.

TERIA était au sommet. On vous raconte.

Les cibles au sol, mesurées au PYX-i, calent les 1 300 images du drone.

Partenaire technique et financier de l’expédition depuis 2008, TERIA permet le positionnement centimétrique, de tout ce qui est mesuré au sommet. Cette année, cela consistait en trois missions.

Le sommet, en quelques secondes
Seul, un récepteur GNSS (aussi appelé GPS) se positionne à quelques mètres près. Avec les corrections envoyées en temps réel par le réseau QNRTK de TERIA avec plus de 250 stations réparties sur le territoire, il passe au centimètre en quelques secondes et même à 4 800 m.
Pour mesurer le chemin parcouru : en 2001, il avait fallu 1 h 40 dans la tempête pour obtenir un seul point.

Le drone, 55 cm plus juste
Le drone a capturé plus de 1 300 images du sommet, assemblées en un modèle 3D de 15 millions de points. Ce nuage de points flotte dans l’espace tant qu’on ne l’a pas accroché à des points physiques au sol.  Même avec un Drone RTK, qui permet un positionnement précis des images capturées, cela devient compliqué en conditions extrêmes. Et, il est nécessaire de fusionner les technologies pour gagner en précision.
C’est le rôle des cibles de calage au sol, mesurées au PYX-i, pour sa toute première en haute montagne. Gain : 55 cm de précision sur l’ensemble du modèle.

Le géoradar, positionné au centimètre
Pour la première fois en 15 campagnes de mesure, un géoradar de 6 kg a été emporté et tracté sur la calotte le long de profils de plus de 100 m, répétés une quinzaine de fois. Chaque passage était positionné au centimètre grâce au réseau TERIA. Sans position précise, une mesure de profondeur ne peut pas se faire en dynamique : on saurait combien il y a de glace, mais pas où et les données se mélangeraient.

Une mesure seule ne dit pas grand-chose. Ce qui a de la valeur, c’est la série : vingt-cinq ans de relevés réalisés avec la même rigueur, qui constituent la mémoire du sommet. Sa hauteur, son déplacement le long de la crête, et désormais la forme du rocher qu’il recouvre.

Car au sommet, rien n’est simple à interpréter. Dans le livre « Mont-Blanc, mesures d’un mythe » (éditions Esope, 2021), publié pour les 20 ans de la mesure, le météorologue Yan Giezendanner le soulignait prudemment :

« Nous sommes très haut au niveau du sommet du mont Blanc, à mi-hauteur de la troposphère. Or si les effets des variations du climat sont sensibles à très basse altitude, on ne relève pas de réchauffements dans la partie supérieure de la troposphère. »
Yan Giezendanner, météorologue, dans « Mont-Blanc, mesures d’un mythe » (Esope, 2021)

Dans le même ouvrage, le glaciologue chamoniard Luc Moreau voyait dans le sommet un témoin unique :

« Le sommet du mont Blanc est l’endroit le plus haut et sera le refuge de la dernière glace en cas de poursuite du réchauffement. C’est un glacier froid, le plus froid de France : si tous les glaciers fondent, il sera le dernier à rester en place. 20 années de mesures, c’est trop court, et nous disposons de trop peu d’informations sur tout ce qui se passe à près de 5 000 mètres. 

Nul ne sait aujourd’hui si le réchauffement climatique affecte ou non l’altitude du mont Blanc. »
Luc Moreau, glaciologue, dans « Mont-Blanc, mesures d’un mythe » (Esope, 2021)

 

Les Géomètres-Experts mesurent, la suite…

 

Cinq ans plus tard, la série couvre vingt-cinq années de mesures et quinze campagnes, et elle regarde désormais sous la glace. C’est tout le sens de cette aventure. Les Géomètres-Experts mesurent, avec précision et dans la durée. Aux glaciologues, climatologues et spécialistes d’interpréter. Et à chaque nouvelle campagne, en partageant les données et en confrontant les méthodes avec les autres équipes, la mémoire du sommet s’enrichit.

Pour TERIA, le mont Blanc s’inscrit dans notre démarche de société à mission engagée depuis 2021 : apporter la précision centimétrique là où elle sert la connaissance, de la Barre des Écrins au glacier d’Arcouzan, du Manaslu à l’Antarctique.

Le sommet est atteint par chacun. La mesure, elle, est collective.

Avez-vous apprécié cet article?
N'hésitez pas à le partager.

S’abonner
Notifier de

0 Commentaires
Les plus anciens
Le plus récents Mieux notés

Découvrez nos autres produits

PYX Inertial

Récepteur GNSS PYX by TERIA
  • Avec IMU +
  • Avec IMU +
  • Avec IMU +
  • Avec IMU +
  • Avec IMU +
  • Avec IMU +
  • Avec IMU +
  • Avec IMU +
+ + + + + + + + + +
23/10/2026

Mont Blanc 2026 : 4 807,47 m

29/09/2026

JURIS’CUP 2026 : TERIA reprend le large aux côtés des Géomètres-Experts

06/08/2026

GPS RTK : pourquoi tout le monde se trompe ( et pourquoi ce n’est pas grave)

27/07/2026

Relevés topographiques à Goutets : TERIA accompagne les géomètres-experts avec le PYX

Tous les articles
0/8
type8.studio ///////////// crédits